Chaque fin d’année, ou au début d’une nouvelle, un rendez-vous revient presque discrètement dans la vie de l’Église de la RD Congo Ouest. Les instructeurs de deuxième niveau (I2) se réunissent, sont formés, puis repartent dans leurs champs apostoliques pour former à leur tour les ministres. Ce rythme existe depuis longtemps. Il s’inscrit dans une organisation déjà bien établie et consolidée au fil des années.
Une résonance particulière cette année
Depuis juillet 2025, l’Apôtre de district Taty Mukinda assume la responsabilité de l’Église territoriale de la République Démocratique du Congo. Pour mieux assurer cette mission, il s’appuie sur une organisation existante, structurée des régions apostoliques jusqu’aux communautés, et soutenue par des commissions, du niveau territorial jusqu’au niveau local.
Parmi celles-ci, la commission territoriale de l’enseignement occupait une place centrale. Elle assurait à la fois : la formation des ministres ; et l’accompagnement des enfants à travers l’école du dimanche (ECODIM).
Lors de la dernière réunion avec les apôtres de la RD Congo Ouest, une décision structurante a été prise : scinder cette commission en deux, afin de mieux répondre à chaque mission. Ainsi ont été mises en place : la commission territoriale de l’enseignement, consacrée à la formation des ministres ; et la commission territoriale de l’ECODIM, dédiée à l’encadrement des enfants de l’Église. C’est dans ce cadre précis que la rencontre des instructeurs s’est tenue.
Un rendez-vous connu… mais vécu autrement
Du jeudi 18 au samedi 20 décembre, des instructeurs venus de l’ensemble des champs apostoliques de Kinshasa se sont retrouvés. Pour certains, il s’agissait d’une continuité naturelle. Pour d’autres, récemment désignés à cette responsabilité, c’était une première participation à ce cadre de formation.
Le séminaire était animé par l’apôtre Olivier Mbuyi, instructeur principal (I1) et responsable de la commission territoriale de l’enseignement en RD Congo Ouest. L’objectif n’était pas de découvrir une nouveauté spectaculaire, mais de renforcer une compréhension commune, de préciser les orientations et de réaligner les pratiques.
Jeudi : rappeler le sens et la direction
La première journée a permis de poser les bases. Les nouvelles orientations de la Commission Territoriale de l’Enseignement ont été présentées, suivies d’une réflexion autour de la pensée complémentaire de l’Apôtre patriarche sur le thème de l’année 2026.
La vision et la mission de l’ENA ont été rappelées, avec un accent mis sur leur mise en œuvre concrète. Les enseignements se sont poursuivis avec l’Épiclèse et la confession de foi (première partie). Il s’agissait moins d’un rappel académique que d’un temps de recentrage : avant de transmettre, il faut d’abord s’aligner.
Vendredi : se former, même dans les moments de silence
Le vendredi, la formation s’est poursuivie avec la deuxième partie de la confession de foi. Les échanges étaient précis, exigeants, et ancrés dans la réalité du service.
La journée a été marquée par la participation collective au service divin funèbre du feu apôtre Nkongolo. Ce moment de recueillement s’est imposé comme un rappel silencieux : le service de l’Église se vit aussi dans la fidélité, la mémoire et l’espérance. Après le retour, les travaux ont repris autour des tâches essentielles du responsable de district (RD), abordées de manière concrète et pratique.
Samedi : transmettre ce qui a été reçu
Le samedi, les enseignements ont porté sur la préparation au saint-scellé, le discipolat, et le ministère. La formation s’est conclue par des rappels autour de la ligne directrice : « Servir et diriger. » Cette dernière résume l’esprit de la rencontre : former, accompagner, guider — sans dominer, sans s’imposer. C’est dans cette posture que les instructeurs sont appelés à exercer leur responsabilité dans les champs apostoliques.
Une continuité tournée vers l’avenir
Cette rencontre annuelle n’était pas une rupture, mais une continuité renforcée. Même avant la scission des commissions, ces temps de formation existaient déjà. Ils permettaient d’harmoniser les pratiques, de partager une vision commune et de préparer l’année à venir.
À l’issue de ces trois jours, les instructeurs repartent outillés et alignés, conscients de leur rôle dans un contexte où l’année 2026 mettra un accent particulier sur la pastorale et l’évangélisation. Un rendez-vous discret, mais essentiel. Un temps qui ne fait pas de bruit, mais qui prépare profondément le service de l’Église.
Richard Ndambo